top of page
  • Photo du rédacteurCftc pca

CPROS : CE N’EST PLUS ACCEPTABLE !

Depuis de nombreuses années, les membres du CSE alertent régulièrement la Direction sur les difficultés que les CPROS rencontrent dans l’exercice de leur métier, avec notamment :


- Des portefeuilles clients bien trop chargés : entre 600 et 800 clients en moyenne par portefeuille alors que la norme déterminée par la Direction elle-même est de 300- 350 clients. Certains collègues ont même plus de 1000 clients en portefeuilles et travaillent sur 3 bureaux !

A la BNP et au LCL, la norme pour des clients pros de même profil est de 250-300 clients …


- Une charge administrative bien trop conséquente. Même si nous notons une amélioration de certains process communautaires (EER Pro, DECAP), le quotidien des CPROS reste inchangé.


- Une situation encore dégradée par l’exigence de gérer la partie Part des clients Pros : une exigence jugée d’ailleurs par les CPROS comme totalement incohérente dans les conditions d’exercice actuelles du métier.


- Une hyper connexion : téléphone agence, téléphone portable, mails, lync, réunions et formations à distance.


- Pour les jeunes CPROS, la prise de métier est souvent faite alors que la filière est à peine commencée (parfois même pas du tout …). Le manque d’expérience sur un métier si complexe cumulé aux jours d’absence liés à la formation rend la prise de fonction particulièrement difficile.


- Les tentatives de soutien par d’autres collègues (CONSCOM, CPART) dans les agences ne rencontrent pas l’efficacité escomptée car le métier est spécifique et les collègues ont eux-aussi leur charge de travail et leurs contraintes quotidiennes.

- Des objectifs en forte progression depuis deux ans.


- Pour 2020 se sont rajoutés l’instruction des PGE et pour 2021 les relances des PGE sans « task force » et le traitement des KYC. Dans certains établissements bancaires, ce traitement est réalisé par des fonctions supports.


- Le sentiment partagé par la majorité de « qualité empêchée » dans leur service aux clients.

Ainsi, nos collègues CPROS travaillent systématiquement dans l’urgence, avec une pression quotidienne difficilement gérable avec comme conséquence un épuisement permanent et des impacts lourds sur leur santé. Les filières CPRO intéressent de moins en moins (et il est notoire que la Direction rencontre des difficultés à les remplir) car vu le quotidien difficile des CPROS, le métier ne fait plus rêver !


Cette situation n’est plus acceptable !


A la demande des représentants du personnel, le sujet a de nouveau été évoqué lors de la réunion du CSE du 17 novembre.


La Direction a malheureusement été une nouvelle fois dans une position de déni.


Selon elle, le renforcement de 4 à 10 animateurs, la systématisation de la dématérialisation ont grandement amélioré l’exercice du métier, et les difficultés évoquées ne concerneraient que « 2 ou 3 cas particuliers » .

A propos de la taille excessive des portefeuilles, elle avance que ceux-ci comptent de nombreux inactifs : donc, pour un portefeuille de 700 clients, et pour respecter la norme de 300-350 clients, cela signifierait 350-400 clients inactifs ?? Et les ouvertures de comptes viennent encore gonfler les portefeuilles, sans que le nombre de conseillers n’évolue années après années.


La Direction met en avant le fait que les indices de satisfaction des clients professionnels sont bons, ce qui serait selon elle le signe que les CPROS travaillent dans de bonnes conditions.


Oui, les CPROS arrivent malgré tout à satisfaire leurs clients, mais à quel prix ?


Vos représentants au CSE ont proposé la mise en place d’un pilote avec la création d’un poste d’assistant pro et un CPRO « volant » pour chaque Direction de secteur, demande que nous jugeons plus que raisonnable ; nous avons proposé un redimensionnement des portefeuilles.

Une étude sur cette ligne métier menée il y a deux ans par la Direction avait d’ailleurs conclu à cette même analyse. Cette proposition n’avait pas été retenue, sans doute jugée trop onéreuse …


Face au refus de la Direction de tenir compte des difficultés structurelles de cette ligne métier, conduisant au burn-out de certains CPROS ou au départ d’autres, les élus du CSE ont voté à l’unanimité une expertise par un cabinet indépendant dont les contours seront déterminés dans les semaines à venir. L’objectif est de mettre en évidence les difficultés rencontrées par nos collègues afin que la Direction ne puisse plus détourner son regard et agisse enfin…


Nous vous tiendrons bien évidemment informés de l’évolution du dossier dès que possible.

148 vues
bottom of page